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Sur les sentiers touristiques extrêmes, les particularités du travail de moniteur

Sur les sentiers touristiques extrêmes, les particularités du travail de moniteur
16.05.2016

Le rafting, la spéléologie, les treks en montagne, la survie en milieu hostile et sauvage – les séjours extrêmes gagnent en popularité. Ces activités dangereuses sont intimement liées aux risques pour la vie et pour la santé, c’est pourquoi leur organisation a ses particularités et la personne qui fait l’excursion doit répondre à des exigences élevées.

Quelles sont les tâches du moniteur ?

  1. Ouvrir la route. Les obligations du guide comprennent l’ouverture de la route sur la carte, aussi bien que sur les lieux in situ. Le moniteur doit faire personnellement la route du point de départ au point final, puisqu’on ne peut pas faire connaître à distance toutes les subtilités du milieu dangereux. Il faut que le moniteur prédétermine le trajet, à la même saison de l’année que celle prévue pour les touristes qui passeront par ces sentiers extrêmes. En effet, les éléments naturels ont tendance à changer en fonction de la saison : les rivières peuvent soit déborder ou être à sec, les cols de montagne peuvent être praticables ou inaccessibles, etc.

A l’ouverture de la route il est indispensable de prévoir la réservation des transports (automobiles, bateaux, chevaux), négocier les repas sur les points des haltes et des nuitées, établir les contacts avec les services de sauvetage.

Un tour extrême est une possibilité de se valoriser pour la durabilité

Un tour extrême est une possibilité de se valoriser pour la durabilité

  1. Composer un récit. Même dans les tours qui augurent le plus d’adrénaline, on ne peut pas se passer de la narration sur la localité aux alentours, sur la flore et la faune, le conte des événements qui ont eu lieu ici, etc. Ainsi, le moniteur doit actualiser ses connaissances dans le domaine de la biologie, la géographie, de géologie, l’histoire, l’ethnographie.

  2. Former une équipe de voyageurs. Même dans le cadre d’un tour privé, où le nombre de participants ne comprend qu’une ou quatre personnes, il est nécessaire de favoriser des interactions correctes entre les personnes. Le moniteur doit se conduire de façon à ce que tout le monde le reconnaisse comme le leader et suive ses instructions sans objections, puisque le moniteur est le plus compétent concernant les dangers du trajet. Il faut aussi apprendre aux gens à s’entraider, car en effet, ils rencontreront pas mal de situations compliquées.

  3. Penser à la sécurité. Cette tâche se compose de quelques points:

  • Préparer tout l’équipement nécessaire, y compris la pharmacie ;
  • Donner aux touristes par avance la liste des affaires nécessaires pour le voyage ;
  • Transmettre aux participants les connaissances concernant les particularités de la route à l’avance.
Avant le début du tour il faut faire connaissance avec les touristes et améliorer/évaluer leur état physique et la possession des savoir-faire de randonnée. Alors vous pourrez parfaitement imaginer quelles sont leurs capacités, et, si nécessaire, corriger le programme.

Exigences pour le guide-extrême

  • Trouver une langue commune avec les touristes. C’est-à-dire établir des relations, éteindre les conflits qui naissent, soutenir des fatigués. Un atout particulier est de savoir travailler face aux protestations, puisque les touristes contredisent assez souvent le moniteur, en sachant détourner l’attention, sans être frontal. Le guide de l’extrême doit, de manière positive, mais en même temps ferme, prouver la justesse de son propos et de ses décisions. En effet, si un client-néophyte commence à « prendre les rênes », l’affaire peut finir par une tragédie.
  • Le sens de l’organisation. Suivre l’itinéraire prévu est une règle importante pour les tours extrêmes, puisqu’à leur commencement on prend en compte les conditions météo, l’heure du coucher du soleil et beaucoup d’autres choses. Le non-respect du cadre temporel est lourd de conséquence, par exemple on peut manquer le transport ou se perdre dans les ténèbres de la nuit. C’est pourquoi le guide doit respecter les étapes clés de la randonnée et motiver les autres à s’y tenir.
  • Être un infirmier. Dans le tour extrême, il peut se passer n’importe quoi : des écorchures, des entorses, des fractures, des chutes, des piqûres de serpent. Et on ne peut compter que sur soi-même. Dans ces conditions, loin de toute aide extérieure, le moniteur doit savoir surmonter de tels aléas.

Sur les sentiers extrêmes des traumas arrivent

Sur les sentiers extrêmes des accidents peuvent arriver

  • Formation physique et compétences spéciales. Le guide-extrême doit être en bonne forme physique pour faire facilement le chemin difficile et aider les autres. Et bien sûr, le moniteur doit connaître parfaitement ce qu’il apprend à faire aux autres : descendre sur la rivière, faire un feu de bois, escalader les rochers, faire du cheval, etc.

Dans le travail de moniteur, par les routes extrêmes, on rencontre de multiples difficultés, mais l’aventure en vaut la peine. La joie de communier avec la nature, la fierté de ses succès, le plaisir de la quête – c’est une petite partie seulement des moments forts de cette aventure collective.

 

 

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